Les projets et actions soutenus par le FSE

Le Projet d'ingénierie «FACES», Favoriser l’Accès à la Certification pour l’Employabilité et la Sécurisation des parcours.

Contexte : La loi du 5 mars 2014 réforme en profondeur la formation professionnelle. Elle bouleverse les règles de financement, introduit de nouveaux outils de sécurisation des parcours, responsabilise les acteurs et réforme la gouvernance de la formation.

Le compte personnel de formation (CPF) est la clé de voûte de cette réforme. Il a pour ambition d’accroître le niveau de qualification de chacun et de sécuriser les parcours professionnels.

Les formations accessibles font l’objet de listes destinées à proposer des solutions en rapport avec les besoins identifiés au niveau des entreprises et des bassins d’emploi.

La formation professionnelle constitue toujours un levier majeur à la fois préventif et offensif. L’encouragement à la progression d’un ou plusieurs niveaux de qualification au cours de la vie professionnelle est aujourd’hui reconnu comme une nécessité.

Dans son bulletin d’information « BREF du CEREQ » N° 323 d’octobre 2014, le CEREQ fait un état des lieux, des freins à la formation, vus par les salariés. La conclusion de cette étude précise que la loi du 5 mars 2014 ouvre de nouvelles perspectives mais qu’il est également important de réfléchir à des évolutions de l’offre de formation en termes de coûts et d’horaires plus compatibles avec les contraintes des salariés (et des entreprises).

Notre devoir est de nous préoccuper aussi des salariés vulnérables et menacés dans une économie qui change plus vite.

Dans une période budgétaire contrainte il devient alors indispensable que les organismes de formation professionnelle renforcent leur efficacité en adaptant leur offre de formation à la nouvelle réforme, à l’évolution socioéconomique, technologique et aux contraintes des individus et des organisations.

Dans sa circulaire de rentrée 2014-2015, le Ministre de l’Education nationale précise qu’il faut adapter l’offre de formation pour améliorer le parcours de formation professionnelle.

La nouvelle loi reconnait officiellement la Formation Ouverte et A Distance. Il faut donc accompagner les organismes de formation et les stagiaires afin qu’ils puissent bénéficier des évolutions et révolutions numériques.

La loi impose également aux financeurs de la formation de s'assurer de la qualité des formations sur la base de critères partagés. L’adaptation de l’offre de formation doit donc nécessairement s’inscrire dans une démarche qualité des organismes de formation.

Enfin, l’adaptation de l’offre de formation doit impérativement se faire en lien avec les spécificités, priorités et les enjeux territoriaux.

Cette opération est cofinancée par le fonds social européen (FSE) dans le cadre du programme Emploi et Inclusion 2014 - 2020.

Durée de l’opération : L’opération est prévue sur une durée de 33 mois de janvier 2015 à septembre 2017. Elle est composée de 6 actions.

Les actions :
Action 1 «Faire de la VAE un outil de construction de parcours»

Ce projet a pour but d’anticiper sur les démarches VAE, donc de travailler en amont de la recevabilité du dossier VAE, afin de permettre à un plus large public d’accéder au dispositif. Ce projet cible essentiellement les premiers niveaux de qualification.

Le projet visera donc à créer des outils, des supports et des méthodologies mobilisables dans la durée.

 Action 2 «Développer les usages du numérique pour former mieux et renforcer l’accessibilité à la formation»
Les nouvelles technologies du numérique modifient en profondeur notre économie, nos comportements, nos pratiques sociales et professionnelles.

Dans le cadre de la formation professionnelle, la révolution numérique progresse fortement et au-delà des prévisions qualitatives et temporelles. La loi du 5 mars 2014 a, de plus, donné un cadre légal à la FOAD et favorise son développement dans un contexte d’optimisation des coûts et de compétitivité accrue.

Les organismes de formation doivent donc s’adapter à ces évolutions afin de répondre aux besoins d’individualisation, de modularité et de flexibilité des apprenants et des entreprises.

Il devient alors nécessaire de former et d’acculturer les différents personnels et formateurs à la maîtrise et aux nouveaux usages du numérique.

Action 3 «Adapter les offres de formation bureautique et compétences numériques à la nouvelle réforme»
Le Compte Personnel de Formation remplace le DIF à partir du 1er janvier 2015.
Le CPF est universel et doit être utilisé en priorité.
Les formations courtes bureautique et numérique sont beaucoup sollicitées par les salariés dans le cadre de leur DIF. Cela ne sera plus possible avec le CPF car seules les formations inscrites sur les listes de branches, COPANEF et COPAREF, seront éligibles.

Par conséquent et afin de permettre aux individus de continuer à pouvoir accéder à ce type de formations il faut que notre offre bureautique et numérique s’inscrive dans une architecture compatible avec le CPF.

Action 4 «Modulariser le BAC Pro PLP en conciliant logique de blocs de compétences et sécurisation des parcours»
Le système de formation doit être, aujourd’hui, adapté à l’approche imposée par la réforme de la formation professionnelle afin de pouvoir répondre avec efficience aux besoins des territoires, des entreprises tout en assurant une sécurisation des parcours des individus.

Il faut repenser l’architecture des certifications en « blocs de compétences ». Ce système permet de proposer des modules de formation « à la carte » s’appuyant sur les besoins identifiés de l’apprenant tout en permettant d’envisager différentes certifications en fonction des blocs de compétences capitalisés. Cette capitalisation permet une accessibilité, des formations et des certifications, plus importante pour les publics les plus fragiles, des passerelles entre les différentes certifications et des possibilités réelles d’évolution de niveaux de qualification.

La modularisation du BAC Pro PLP sur ce modèle de blocs de compétences est un chantier prioritaire pour aider à la redynamisation et la reconquête industrielle de la Lorraine.

Action 5 «Construire une organisation de type plateforme modulaire pour les formations aux métiers du bois»
La filière bois est une ressource stratégique de 1er plan en Lorraine. Dans le N°311, d’avril 2013, de «économie Lorraine», la Lorraine est décrite comme une région de référence dans le domaine de la construction bois, mais, par manque de technicité et d’innovation, elle est obligée d’importer une grande partie de ses bois de construction.

Pour gagner en technicité et en innovation il est nécessaire de faire monter le niveau de compétences des salariés de la filière bois, notamment des moins qualifiés d’autant plus que les métiers du bois restent en tension.

Il s’agit, pour favoriser cela, de construire une organisation de type plateforme modulaire pour les formations aux métiers du bois permettant l’accueil d’apprenants de différents statuts sur un même bloc de compétences et construire un parcours menant à différentes certifications.

Action 6 «Pilotage global de l’opération + Approche transversale qualité au service des usagers»
Cette action permet d’assurer le pilotage global de l’opération, le suivi administratif, financier et logistique.

Ce projet est cofinancé par le Fonds Social Européen dans le cadre du programme opérationnel national "Emploi et inclusion 2014-2020"

Actualisé le 19/07/2017